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La révolution de la bouteille biodégradable

Arri Jonsson, un étudiant islandais, a eu l'idée d'une bouteille entièrement biodégradable faite à base d'agar-agar.
Un projet révolutionnaire lorsqu'on connait les tonnes de déchets que le plastique occasionne. Comme Arri, professionnels et amateurs testent différentes recettes pour trouver une alternative aux plastiques actuels.

Des matériaux naturels pour des résultats étonnants 

L'idée d'Arri Jonsson repose sur l'utilisation d'une algue en poudre utilisée en cuisine pour gélifier. L'agar-agar mélangée à de l'eau forme ainsi une pâte qui peut être modelée à la forme d'une bouteille. Une fois mise au froid et solidifiée, la bouteille formée est remplie d'eau puis détachée de son moule. Elle se rétracte ensuite au fur et à mesure que son contenu se vide.
(photo Crédit: inspi'raction)

En Charente-Maritime, un autre projet a été mis au point afin de lutter contre la pollution plastique. Nicolas Moufflet, ingénieur, est l'inventeur de bouteilles également 100% biodégradables et végétales mais fabriquées à l'aide d'un procédé différent. Il réalise des bouteilles à partir de déchets. Il s'agit de recycler des déchets de canne à sucre, des noyaux d'olives, des pépins de raisin, des roseaux et d'en faire des contenants. Deux millions de bouteilles auraient déjà été commercialisées et utilisées, essentiellement dans le secteur bio.

Des alternatives au plastique traditionnel émergent, ce qui est très positif lorsqu'on sait qu'une bouteille plastique met entre 500 et 1000 ans à se décomposer.
Chaque année, ce sont huit millions de tonnes de plastiques jetés.


Bioplastique, un terme à clarifier

Le terme bioplastique désigne à la fois des plastiques biosourcés (issus de la biomasse renouvelable) mais aussi des plastiques biodégrables, les deux n'allant pas toujours de pair. On trouve ainsi des plastiques biosourcés qui ne sont pas biodégradables, et inversement. La biodégradation se  dit  d’un  produit  qui  peut,  sous  l’action  des  micro‐organismes  (bactéries,  champignons  et/ou  algues),  de  l’humidité,  de  l’oxygène  et  de  la  chaleur,  se  décomposer,  se  dégrader,  et  devenir  bioassimilable.

Les bioplastiques sont fabriqués, en partie ou en totalité, à partir de matières renouvelables, végétales (canne à sucre, maïs, patate douce, betterave, blé, chanvre ...) ou animale (crevette, ver à soie...). Un bioplastique est appelé ainsi s'il contient au minimum 40% de matière d’origine végétale. La production mondiale de bioplastique ne représente que 0,1% du total de plastique produit dans le monde en 2010.  

Le concept de bioplastique reste confus pour le consommateur et l'impact environnemental peut ne pas être neutre : 

  • Il n'est pas toujours évident de reconnaître les contenants compostables et biodégradables.
    En effet les consommateurs peuvent être déroutés, pensant que la totalité des contenants estampillés "bioplastiques" sont 100% végétal et être tentés par exemple de les laisser dans la nature. Les gobelets en papier recouverts d'un film plastique en sont une illustration car ils ne sont pas biodégradables. 
  • Les bioplastiques ont aussi un impact environnemental : cet impact est lié au procédé de fabrication plus ou moins polluant (machine agricole, transports...), aux matériaux qui les composent (matières premières alimentaires, déchets,...), à la présence de substances non désirées (OGM, pesticides...), à leur résistance (pour le moment peu solides et donc non réutilisables), à l'usage de terre (compétition avec les cultures agricoles, déforestations, monoculture...)
  • Certains sont difficiles à recycler lorsqu'ils contiennent un pourcentage de matières plastiques. Pour s'assurer que le bioplastique est biodégradables plusieurs labels ont été créés : le label OK compost atteste de la biodégradabilité des produits de 90 % en 6 mois dans des conditions de compostage industriel où il règne une température constante d'environ 60°. Le label OK compost Home atteste quant à lui de la biodégradabilité des produits dans des conditions de compostage à la maison (source : bioplastiques.org). Seuls les bioplastiques 100% végétaux se dégradent facilement, peuvent être recyclés et ne sont pas nocifs pour l'environnement.


La meilleure alternative face aux emballages est de consommer le plus possible en "vrac".
Le consommateur apporte ses contenants (en verre de préférence) dans des magasins qui soutiennent l'initiative. 

Sources : actuenvironnement, agro media, sensiseeeds, consogloble, france nature environnement,   france info, france bleu

Dernière modification le jeudi, 21 mars 2019 08:18
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Fanny bio-logiquement maman

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